Tumulus de Tumiac - La Butte de César

Le Tumulus de Tumiac

Ce Tumulus faisant près de 86 m de diamètre et 20 mètres de hauteur domine la presqu’île de Rhuys à Arzon. Ce Tumulus fut certainement un haut lieu des anciennes peuplades du Golf du Morbihan, principalement constitué de bergers et d'agriculteurs et datant du néolithique, soit environ -4500 ans avant JC.

Dès 1853 des fouilles archéologiques y furent mener par M.Louis Galles et Alfred Fouquet de la Société Polymathique du Morbihan, les archéologues exhumèrent de cet amas de pierre plusieurs artefacts (colliers de jaspes, haches, poteries ainsi que des restes d'ossements humains), ceux-ci conservés en bon état grâce à la terre argileuse de ce site, une chance lorsque l'on sait que les terres bretonnes sont en général acide ne favorisant pas la conservation d'objets du passé (notamment la conservation des ossements). 
Tous ces artefacts retrouvés (aujourd'hui exposés au Musée de la préhistoire de Carnac et au Musée de l'archéologie de Vannes) laissent penser que ce site funéraire daterait du Néolithique. De part la richesse des objets retrouvés, les archéologues associent une telle structure à un membre de l'élite de la société de l'époque.
 
 
Thumiac     Thumiac
 
 
Ce tumulus, sur sa partie sud-ouest est composé d'une tranchée à ciel ouvert menant par une allée couverte à une chambre centrale édifiée par trois supports monolithiques et recouverts d'une importante dalle de quartz. Ce tumulus n'est plus ouvert au public car l'allée couverte menant à la chambre est en partie écroulée et comblée par la vase. Le tombeau mesure 4,40 mètres de longueur sur 2,40 mètres de largeur pour une hauteur de 1,75 mètre, la chambre a été scellée après l'inhumation du corps. Le tumulus est classé comme monument historique depuis 1923, mais le Tumulus ne se visite plus dues aux récentes dégradations. Le Tumulus fit l'objet de nouvelles fouilles et travaux en 1934, qui mirent à jour plusieurs sépultures secondaires. Le tumulus est un témoin des importantes tribus pastorales et agricoles qui peuplaient alors le tour du Golfe du Morbihan.
 

Similitude avec la pyramide de Kheops

Henri Du Cleuziou était un archéologue, historien et dessinateur français qui a publié de nombreux ouvrages sur la Bretagne, l'archéologie et l'histoire de France. D'après l'un de ses ouvrages, édité en 1887, «La création de l'homme et les premiers âges de l'humanité», selon lui, il existe des passerelles culturelles entres les civilisations anciennes, notamment lorsque l'on compare leur style de rites funéraires. Les hardis piocheurs, M.Louis Galles et le Dr Fouquet rencontrèrent comme dans la pyramide de Gizeh, une chambre sépulcrale avec des pierres gravées. L'intérieur de cette chambre était couvert dans toutes son étendue, d'une pourssière fine et grasse au toucher, qu'ils reconnurent plus tard pour être du terreau de bois, parmi lequel se trouvait des décompositions osseuses, n'ayant subi l'action du feu. De l’Égypte ancienne, en passant par l’Amérique du sud, l'Asie et même par le Morbihan, nous pouvons rester qu'admiratif face à tous ces gigantesques sites où l'homme avec les moyens que nous lui connaissons, sont arrivés du premier coup à combiner ces tailles de pierres gigantesques, et bâtir des structures qui des millénaires plus tard se dressent toujours là inébranlable, et impossible à l'homme moderne de reproduire ces structures avec les moyens que nous disposons aujourd'hui, aussi parfaitement.
 
 
Similitude gizeh et tumiac     Similitude gizeh et tumiac
 
 
Le tumulus de Tumiac dont nous vous montrons par image sa coupe, est une pyramide sans architecture. Sa datation grace au carbonne 14, aurait été érigés entre 4790 et 4530 av.JC.  Lorsque l'on compare l'image de la coupe de la pyramide de Khéops (d'après les dires de Champollion élevés sous les rois de la troisième dynastie, se situant vers l'an 5318 av.JC), l'on peut dire que la ressemblance architectonique entre les deux édifices funéraires est assez troublante. L'âge de ces monuments remonterais donc à une antiquité qui mérite alors toute notre attention et respect. Dans son argumentation, le fait de situer chronologiquement l'apparition d'Adam "vers l'an 4004" et de donner généreusement aux pyramides égyptiennes "au moins" soixante siècles d'existence laisse a priori supposer que nous serons embarqués dans des considérations simili-historiques faisant place à l'étrange. En fait, l'Atlantide ne sera citée qu'une seule fois, comme en passant, dans les développements de l'auteur.
Henri Du Cleuziou s'efforce surtout de démontrer que l'idée des pyramides n'est pas apparue ex nihilo. Cela, nous le savions déjà, en restant dans le périmètre de la civilisation égyptienne (lien entre les pyramides et les mastabas). Mais l'auteur franchit le pas d'une vision beaucoup plus globale, à partir d'une civilisation antérieure "importée de toutes pièces". Vaste débat !
 
Henri du cleuziou la creation de l homme
 
Une interrogation se pose alors... Comment est-il possible que la culture des pyramides ou la culture des dolmens, deux cultures séparées par des milliers de kilomètres et qui à l'époque, selon les études menées n'ont jamais été en contact, comment ont-ils pu avoir l'expression formelle d'une même idée ?
Une religion basée sur le culte des morts et l'édification de gigantesques chambres funéraires, de verbes superbes traitant d'immortalité et de la vie après la mort. Prenons pour exemple, dans la culture celtique particulièrement bretonne, cette phrase «mervel da veva» (mourir c'est vivre), étonnamment proche des grandes réflexions jadis abordé par les grands penseurs de Thèbes et de Memphis de l'ancienne Egypte.
 
La science archéologique a le grand tort de se cantonner à une observation locale des sites sur lesquelles les monuments et objets trouvés sont étudiés. Malgré le travail minutieux des archéologues dont nous ne mettons pas en doute leur qualités, mais peut-être serait-il temps de mettre en synthèse toutes les recherches abordant le même thème et ce au niveau mondial afin d'obtenir des résultats plus significatif, sur l'évolution de la pensée des anciennes civilisations et se demander comment auraient-elles pu être diffusées à travers le monde entre peuple qui n'avait aucun moyen de rentrer en contact. Certains parlent d'une aide "non-terrestre" ou bien "non-humaine", entités portant de nombreuses appellations selon les cultures ou croyances, des êtres appelés anges, djinns ou bien même extraterrestres... qui auraient pu transmettre à nos ancêtres une pensée et une évolution identique, se traduisant par des constructions, pyramides, tumulus... La vérité est là, à nous de la rechercher, l'étudier et la comprendre !!

Le Tumulus de Tumiac communément appelé "La Butte de César"

Selon les récits de la guerre des Gaules de César et le folklore régional, cette butte a été occupé par César lui même, pour assister à la bataille navale des Romains contre les Vénètes, (l'une des tribus armoricaines de l'époque) en l'an 56 avant notre ère. Le grand Jules César est certainement venu à cet endroit précis pour voir la bataille victorieuse mené par ses légions sur les courageux Vénètes.
Cette bataille fut une bataille maritime et de cette butte, César pouvait contempler toute la scène et les eaux autour de la presqu’île du Rhuys. En effet les Vénètes riche peuple de Gaule Celtique, étaient de grands marins, ils possédaient une flotte très importantes, ce qui faisait d'eux le peuple maritime Gaulois le plus puissant de l'époque. Ils contrôlaient tout le commerce dans cette région et ceci leur donnaient ainsi un avantage militaire certains, car face à l'impossibilité des romains, d'attaquer les forteresses à causes des marais, la seule solution était une attaque par la mer. 
 
 
Bataille romains vénètes tumiac
 
 
César fin stratège avait pris conscience que les navires vénètes étaient supérieurs à ceux de ses armées et qu'ils s'adaptaient parfaitement à la configuration maritime de la région, tandis que les navires romains avaient pour seul avantage par rapport aux navires vénètes d'être plus rapides et maniables grâce à leurs rames, les voiles étant peu utilisées. Les navires romains sont surtout efficaces sur une mer calme et supportent mal les tempêtes, tandis que les navires vénètes quant à eux étaient robustes et pouvaient affronter sans problèmes les tempêtes de l'océan étant plus adaptés aux hauts-fonds et aux reflux. Aussi leurs bords étaient également plus hauts, ce qui protégeait les soldats des tirs des romains, qui eux-mêmes étaient en position vulnérable, enfin ces hauts bords rendaient difficile un abordage de l’ennemi. 
Les vénètes auraient certainement pu remporter la bataille aisément si un coup du sort ne serait pas intervenu en faveur des romains, en effet les navires vénètes étaient équipés que par des grandes voiles, et le vent ce jour-là tomba immobilisant les navires gaulois, permettant aux navires romains eux équipés de rames, de détruire la flotte gauloise, leur assénant ainsi un coup fatal, n'ayant plus les moyens de se battre, ils se rendent aux légions de César, mettant fin ainsi à la guerre des vénètes.
En conclusion, le Tumulus de Tumiac dite "la Butte de César" était un point de vue stratégique pour César, afin d'assister au triomphe de ses armées plusieurs siècles auparavant !! 
Nous ne pouvons affirmer avec certitude que César siégea au sommet du Tumulus de Tumiac, il aurait pu aussi selon d'autres croyances siéger au Petit-Mont, étant les deux meilleurs point de vue à Arzon.

Fouilles du Tumulus

A l'angle nord-ouest de la chambre, sur le dallage et au milieu de détritus végétal, brillaient, quand les archéologues rentrèrent dans les cavernes, un assez grand nombre de perles de moyenne grosseur et de pendeloques en jaspe réunies ensemble (Calaïs Damour). 

A l'angle sur-ouest, même réunion de perles, mais plus grosses et en moindre quantité.

A l'extrémité est, au commencement de l'allée, d'autres perles plus petites et plus nombreuses encore, toutes en jaspe, étincelaient dans la terre noire.

Contre la muraille sud en pierres sèches, vers le milieu de l'allée, se rencontra une agglomération de 15 celtaes en trémolire compacte et un  peu plus à l'est, touchant la même paroi, 15 autres celtaes de toute taille, en jade et dont la plupart étaient brisés en 2 ou 3 fragments de bois de 4 à 5 cm de long. Entre les pierres de maçonnerie sèche de la même muraille, un fragment de l'os pariétal d'un crâne humain assez bien conservé.

« Fouilles du Tumulus de Tumiac en Arzon, Vannes, 1864 » La création de l'homme et les premiers âges de l'humanité / Henri Du Cleuziou

 

 

 

 

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Sources : 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5497413m/f14.item.r=butte%20c%C3%A9sar

http://pyramidales.blogspot.fr/2010/06/quel-lien-entre-les-pyramides-de-guizeh.html

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Commentaires (1)

Sirius
  • 1. Sirius | 13/11/2015
Très belle article et merci sur ces renseignements historique que je ne conaissais point .

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