Géoglyphes / Syrie

Ces structures s'étendent de la Syrie à l'Arabie saoudite, peuvent être vu en hauteur mais pas du sol, et sont quasiment inconnues du grand public. Il s'agit de la version du Moyen-Orient des lignes de Nazca, des anciens géoglyphes ou dessins qui couvrent les déserts du sud du Pérou.

Des roues de pierre par centaines


Grâce à la technologie des nouveaux satellites cartographes et d'un programme de photographie aérienne en Jordanie, les chercheurs en ont découvert un grand nombre comme jamais auparavant. Ils ont ainsi dépassé le millier.
Désigné par les archéologues comme des «roues», ces structures en pierre ont une grande variété de modèles, avec, comme base commune, un cercle avec des rayons à l'intérieur.
Les chercheurs estiment qu'elles remontent à l'Antiquité, il y a au moins 2.000 ans. Ces structures se retrouvent souvent dans des champs de lave et vont de 25 mètres à 70 mètres de diamètre.
"Rien qu'en Jordanie nous avons des structures en pierre qui sont beaucoup plus nombreuses que les lignes de Nazca, sur une zone bien plus vaste", a déclaré David Kennedy, un professeur de lettres classiques et d'histoire ancienne à l'Université d'Australie occidentale. Ses dernières recherches révèlent que ces roues font partie d'une variété de  paysages de pierres que l'on peut définir en 3 catégories:

- Les cerfs-volants (structures de pierre utilisées pour canaliser et tuer des animaux: voyez à ce sujet l'article du 21/04/11)
- Les pendentifs (lignes de cairns qui partent des sépultures),
- Les murs, les mystérieuses structures qui serpentent à travers le paysage jusqu'à plusieurs centaines de mètres et qui n'ont pas d'utilisation pratique apparente.


Des tracés repérés du ciel depuis les années 1920
Les études de son équipe font partie d'un projet à long terme de reconnaissance aérienne qui se penche sur les sites archéologiques à travers la Jordanie.
Kennedy et ses collègues sont perplexes quant à l'explication de l'utilité de ces structures et quant à leur signification.
D'abord spécialisé en archéologie romaine, Kennedy a été fasciné par ces structures lorsque, en tant qu'étudiant, il a lu les comptes rendus des pilotes de la Royal Air Force survolant ces régions dans les années 1920. En effet, en 1927, le Lieutenant Percy Maitland publie un compte rendu sur les ruines dans le journal Antiquity. Il a rapporté les rencontrer plus souvent dans les  "pays de lave" et a ajouté que les structures de pierre sont connues des bédouins comme les «œuvres des hommes vieux».
Kennedy et son équipe ont étudié les structures à l'aide de photographies aériennes etGoogle Earth , car ces "roues" sont difficiles à distinguer au niveau du sol. Les dessins on sûrement dû être plus clair lors de leur construction: "Les gens ont sans doute marché dessus pendant des siècles, des millénaires, sans avoir idée de ce que la forme avait pu être."

Des structures pour l'heure inexpliquées


Quel était leur utilité ? Jusqu'ici, aucune des roues n'a fait l'objet de fouilles, ce qui rend leur datation, et la compréhension de leur but, difficile.
Les archéologues qui les avaient étudié avant l'ère Google Earth ont supposé qu'elles pouvaient être les vestiges de maisons ou de cimetières. Mais Kennedy pense qu'aucune de ces explications n'est plausible: "Il semble y avoir une certaine continuité culturelle globale dans cette zone; ici les gens sentaient qu'il y avait un besoin de construire des structures qui étaient circulaires."
Certaines de ces roues ont été retrouvées isolées tandis que d'autres sont regroupées. À un endroit, près de l'oasis d'Azraq, des centaines d'entre elles peuvent être trouvées et rassemblées dans une douzaine de groupes. "Certaines de ces collections autour d'Azraq sont vraiment remarquables", ajoute Kennedy.

En Arabie saoudite, l'équipe a trouvé des styles de roues qui sont assez différentes: certaines structures sont même rectangulaires; d'autres sont circulaires, mais contiennent deux rayons formant une barre souvent alignée dans la direction du soleil levant et couchant.

En Jordanie et en Syrie, ces structures présentent des rayons plus nombreux et ne semblent pas être alignés sur des phénomènes astronomiques. "En regardant un grand nombre d'entre eux, sur un certain nombre d'années, je n'ai pas été frappé par un motif  se répétant dans la manière dont les rayons ont été aménagés", explique Kennedy.

Les chercheurs ont remarqué que les roues se retrouvent souvent au-dessus des structures en "cerfs-volants", qui peuvent remonter jusqu'à 9000, mais jamais l'inverse. Pour Kennedy, "Cela suggère que les roues sont plus récentes que les cerfs-volants".


Des roues ? que dis-je, des géoglyphes...

Amelia Sparavigna, professeur de physique au Politecnico di Torino en Italie, pense que ces structures peuvent être appelées géoglyphes de la même manière que les lignes de Nazca. «Si nous définissons un géoglyphe «comme un large signe sur le sol d'origine artificielle, les cercles de pierres sont donc des géoglyphes».
La fonction des roues peut aussi être mise en parallèle avec les dessins énigmatiques dans le désert de Nazca. "Si l'on considère, plus généralement, les cercles de pierres comme des lieux de culte des ancêtres, ou des lieux pour des rituels liés à des événements astronomiques ou saisonniers, ils pourraient avoir la même fonction  que les géoglyphes d'Amérique du Sud. La conception est différente, mais la fonction pourrait être le même", ajoute-t-elle.

Pour l'heure, la signification de ces roues reste toujours un mystère.

Pour nous suivre sur Facebook, cliquez sur J'aime ⇒

 

Voir aussi : Tous les Géoglyphes à travers le monde

 

Source : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2011/09/moyen-orient-comme-nazca-des-centaines.html

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Commentaires (1)

JoCast
Ces géoglyphes peuvent être rapproches aussi de ceux du Kazakhstan.
Pour essayer de comprendre leur utilisation il faut, je pense avoir une démarche scientifique:
1° Par l'observation :
Enregistrement de toutes les formes ou dessins.
La vérification de l'orientation des lignes par rapport au pôle magnétique et par rapport aux solstices et équinoxes.
Observation de la nature des matériaux choisis et de la technique d’utilisation.
A-t-on choisi un matériau précis disponible sur les lieux ou des matériaux au hasard.
A-t-on creuse dans le sol ou juste empile des pierres et de la terre ?
Y va-t-il des fondations ?
A-t-on des traces de foyers humains ?
Y va-t-il de matériaux organiques ?
A t’on interroge les populations locales ?
Existe-t-il des pétroglyphes similaires dans des grottes ou des parois de la région ?
2° Emission d’hypothèse :
De ces observations on doit pouvoir déjà émettre des hypothèses :
- Est-on en présence de calendriers solaires ou lunaires ?
-Est-ce de simples amas de pierre pour marquer un lieu ayant une importance particulière.
-Est-ce des signe destines à être vus depuis le ciel ? A qui pouvaient ‘ils être adresses ?
-Y va-t-il des catégories de géoglyphes dont le classement peut faire penser à plusieurs utilisations différentes.
3°Expérimentation :
3-1 IL faut tester toutes les hypothèses.
Faire des recherches dans les livres et tous les écrits qui concernent de prés ou de loin le sujet ,de nos jours ou dans des temps passes.
Survoler les géoglyphes avec un drone par exemple
Etre présent lors des équinoxes et solstices en particulier sur les géoglyphe constitues de roues avec des rayons.
Faire des analyses du terrain sous et à cote des géoglyphes des Matières organiques pour essayer de dater ce qui peut l’être.
3-2 Rassembler les Résultats :
Si toutes ces recherches pouvaient être réalisées (Le coût les rend probablement irréalisables car il n’y a pas d’intérêt financier) On pourrait faire avancer la recherche en rejetant les hypothèses peu vérifiées et en gardant active la recherche sur celles qui ont été confirmées partiellement.
4° Tirer des conclusions :

Mon point de vue
Dans l’état actuel des choses, sans aucune preuve, je formulerais les l’hypothèse suivantes :
1° Cercles astronomiques ou cercles astrologiques (L’homme ancien a toujours entretenu de rapports étroits avec le ciel et les constellations), beaucoup de monuments mégalithiques ou cercles de pierre de moindre taille ont cette connexion céleste.
2°Des signes ou un langage pictographique destines a des êtres survolant la zone (Soit pour les attirer et les faire se poser, soit pour leur indiquer quelque chose que nous ne comprenons pas).Auraient t’il rencontre des entrées venus en engin volant et repartis. Ressayaient-ils de les faire revenir ? C’est à comparer avec les mythes Indiens sur le sujet des vimanas ou les mythes Sumériens sur les Annunakis.
IL ne faut a priori rien rejeter même si cela parait à certain complètement irréaliste.
3°J’écarte la possibilité de signes lies à un culte ou des constructions à usage domestique.
Synthèse
Les recherche menées à ce jour et ce qu’on nous en dit sut internet me laisse perplexe du peu de résultats imputable peut être au manque de moyens ou de temps pour les utiliser sur les sites.
IL faut ajouter des experts de plusieurs disciplines (Archéologues-Géologues-Astronomes –Mathématiciens –Physiciens…) pour que chacun puisse réagir à l’observation selon son expertise. Ce n’est pas une seule discipline scientifique qui viendra à bout de ces énigmes.
JoCast
Voir mon site :http://www.jocast.fr
Origine extraterrestre d'e l'humanité:Les preuves

Ajouter un commentaire