Montagne des morts - Russie

La Montagne des Morts


Montagne des morts

En 1959, l’URSS est en phase de dégèle après la mort de Staline, avec Nikita Khrouchtchev, une certaine liberté réapparait dans le pays et le tourisme sportif devient à la mode. Une expédition de 8 étudiants et de 2 guides scientifiques de l’Ecole Polytechnique de l’Oural décident de se lancer un défi en affrontant le Mont Otorten à 1900km au nord de Moscou, le parcours est classé en catégorie 3, soit difficile mais pas insurmontable pour des gens sportifs et habitués aux skis et à la randonnée. Ils avaient déjà fait des randonnées difficiles dans la région, ils étaient tous expérimentés, obstinés et déterminés. 

L’expédition part de Sverdlovsk (aujourd’hui Ekaterinbourg), le chef d’équipe Igor Dyatlov est un randonneur expérimenté et son but est d’atteindre le Mont Otorten, de longer les crêtes sur 100km au sud et de revenir sur Sverdlosk. Le départ est prévu pour le 23 janvier et le retour aux alentours du 12 février avec quelques jours de battement étant donné que les conditions atmosphériques pouvaient s’avérer difficiles à cette période de l’année. Toute l’équipe prend le train comme prévu le 23 janvier en direction de Ivdel, puis en camion jusqu’à Vizhay, dernier village avant d’attaquer les montagnes de l’Oural. Le 27 janvier l’équipe chausse ses skis et démarre son périple. Yuri Yudin, un des membres de l’expédition décide de rebrousser chemin étant tombé malade dès le début de l’expédition, au final il sera le seul rescapé du groupe. Le groupe savait que le Mont Otorten dans sa langue locale en mansi signifie « n’y allez pas ».

L’institut polytechnique n’ayant aucune nouvelle de l’expédition et arrivant à la date butoir donné par Dyatlov, décide d’alerter les secours et de dépêcher en urgence une nouvelle équipe de professionnels en mission de sauvetage. Mais face à l’absence de traces, l’armée est appelée pour un renfort aérien et c’est seulement le 26 février qu’un pilote aperçoit le camp abandonné, transmet les coordonnées et une équipe de secours est envoyé dans la montagne de la mort, au lieu-dit Kolhat-Syakhl, le mont Otorten. 

Ils découvrent alors que le campement est à l’abandon, et s’étonne de voir que leur nourriture, leurs skis, leurs affaires et même leurs chaussures se trouvaient encore dans la tente effondrée. Autre curiosité, la tente présentait une déchirure importante depuis l’intérieur qui aurait pu être faite par un couteau, les secours remarquent également des traces de pas qui se dirige vers l’orée du bois, et qui s’arrêtent après 500 mètres environ. En observant tous ces faits, il était évident que les membres du groupe avaient dû quitter les lieux urgemment pieds nus ou en chaussettes et surement même peu vêtus, aucunes traces de lutte n’a été constater autour du campement et aucunes traces de ses occupants à  la ronde.

C’est à 1.5km du campement dans la forêt que les troupes soviétiques découvrent 5 des randonneurs morts, ils  trouvent d’abord Georgy Krivonischenko et Yury Doroshenko, tous les 2 gisants pieds nus et en sous-vêtement dans la neige à l’orée du bois sous un grand pin. Leurs corps présentaient des brûlures sous les mains, leur peau était devenu orange, comme exposée à des radiations, et leur cheveux étaient devenus grisâtres, ils avaient vieillis prématurément. Auprès d’eux il y avait les restes d’un feu de camp, ce qui indique, que les 2 victimes s’étaient réfugiées dans cet endroit et avaient tenté de se réchauffer tant bien que mal.

 

Ils retrouvent 300 mètres plus loin, le corps de Dyatlov couché sur le dos face au campement avec une branche à la main, plus loin les corps de Rustem Slobodin et Zina Golmogorova gisent comme s’ils avaient voulu ramper jusqu’à la tente, ils auraient même été peut-être lacérés (selon quelques sources). Les médecins déterminent que les 5 victimes sont mortes d’hypothermie au départ, mise à part les brûlures aux mains, aucune trace de violence ou de blessures n’est constatée physiquement à part peut-être les 2 victimes de lacérations, Slobodin quant à lui présentait une légère fracture au crâne, mais qui ne pouvait être la cause de sa mort. L’enquêteur en chef refuse alors de signer le rapport sur la mort des 5 premières victimes dites décédées d’hypothermie et se retire de l’enquête. Cependant les 4 derniers randonneurs demeurent introuvables pendant 2 mois, les enquêteurs découvrent enfin les dernières victimes, qui pourtant se trouvaient à une centaine de mètres en contrebas du fameux sapin, sous une couche de neige importante. Les expertises médicales révèlent que les quatre dernières victimes ont succombé de mort violente, 3 présentent un enfoncement de la cage thoracique et la dernière victime n’a plus de langue. De plus il est visible que certaines victimes auraient arraché des vêtements aux autres pour se réchauffer avant de mourir elles aussi.

Selon le 1er rapport, les 5 premiers  randonneurs seraient morts d’hypothermie, au vu de la découverte des 4 autres victimes, les médecins déclarent que les 9 randonneurs sont décédés pour raison inconnues.

Les enquêteurs ont exploré plusieurs piste, tout d’abord l’attaque du campement par une tribu nomade appelée « Mansis » cette tribu vie autour de l'Ob dans le district autonome des Khantys-Mansis, au sein de l'oblast de Tioumen en Russie, les enquêteurs se demandent s’ils auraient pu répondre de manière violente à l’intrusion du groupe dans un de leur endroit sacré, mais cette piste fut tout de suite écartée, les « Mansis » se trouvent à plus de 100km à l’est de la montagne, de plus ils ne s’aventurent jamais en période hivernale dans cette région, et ont aussi de bonnes relations avec l’état soviétique. Un seul précédent avait eu lieu avec cette population, mais qui n’avait jamais été prouvé, lorsqu’un géologue avait été retrouvé noyé dans la région dans les années 30. Quoi qu’il en soit d’après un spécialiste des peuples nomades, les « Mansis » ne considéraient pas le Mont Otorten comme sacré.

Ils s’orientent alors vers une éventuelle attaque de bandits ou de prisonniers en cavale, mais une fois de plus, cette hypothèse ne tient pas la route car aucunes autres traces que celles des randonneurs n’avaient été découvertes. Le médecin légiste explique de surcroit que les enfoncements thoraciques n’avaient pas pu être faits par un être humain,  les enfoncements thoraciques s’apparentent plus à une force qu’un accidenté de la route pourrait subir lors d’un violent choc frontal. Les victimes avaient les côtes broyées et des fragments d’os leur avaient perforés le cœur, pourtant les corps ne présentaient aucune marque physique apparente, c’est comme si le groupe avaient été frappés par une force inconnue. L’attaque était ciblée car la force à laisser tout ce qu’il y avait autour intact, la neige, les arbres etc…

Quand l’enquête sur la mort du groupe a commencé, un des enquêteurs a été écarté très rapidement de l’enquête parce qu’il était particulièrement méticuleux, l’autorité ne voulait pas que l’affaire ne se répande, si bien qu’avec ces morts mystérieuses, le dossier fut clos rapidement à la fin du mois de mai 1959, en indiquant que les victimes étaient décédées pour des raisons inconnues. Certains documents ont été classés confidentiels et la zone a été interdite pendant près de 3 ans.

Les autorités ont tous faits pour étouffer l’affaire, il était quasiment interdit d’en parler, les familles des victimes et de nombreux sympathisants pensaient que l’armée devait certainement avoir quelque chose à cacher pour clore aussi vite le dossier et surtout le classer confidentiel aussi vite par la suite et l’interdiction de passage dans la zone pendant trois ans agrémentait grossièrement cette pensée.

Au final les corps ont été enterrés dans des cercueils en zinc afin que personnes ne les voient. Mais suffisamment de gens avaient participé à l’enquête et avaient été surpris par l’état du campement, la couleur de la peau des défunts etc… Si bien que la nouvelle s’est ébruité quand même très vite, c’est l’une des affaires de meurtres les plus mystérieuse de l’ancienne union soviétique.

La thèse militaire a été suggérée par la découverte de traces radioactives sur le site et sur les habits des randonneurs. Yudin le randonneur qui était retourné en arrière parce qu’il se sentait malade et qui avait donc quitté l’expédition, avait eu accès à certains documents militaires qui mentionnaient une opération militaire dans la Montagne des Morts dès le 6 février, soit 6 jours après le drame et surtout 20 jours avant l’arrivés des secours. Néanmoins, la thèse de l’accident militaire souffre de plusieurs incohérences, tout d’abord, lorsque l’équipe de secours est arrivée sur place, elle n’a remarqué aucune autre empreinte que celles des randonneurs. Ni même la trace d’une quelconque explosion ou débris métalliques. La base militaire la plus proche se trouvait à Sverdlosk, à plus de 600km du Mont Otorten et les cosmodromes de Baïkonour et de Plesetsk aurait eu une portée suffisante pour atteindre la région, seulement Plesetsk n’a été opérationnel qu’à la fin de l’année 1959 et les archives indiquent qu’il n’y avait aucune activité à Baïkonour pendant cette période à cause du froid.

Quant à la radioactivité, elle pourrait avoir également une explication, un incident nucléaire s’était produit en 1958 dans la centrale de Sverdlovsk entrainant la fuite d’un nuage radioactif sur la région. Il est donc fort probable que les dosimètres aient enregistré des valeurs supérieures à la normale dans une région encore polluée par un nuage radioactif. De plus les traces repérées sur les habits peuvent être expliquées par les lampes au thorium utilisées qui lâchent de petites particules radioactives.

Mais des années plus tard, la thèse Ovni est évoquée quand les membres de la mission de sauvetage ainsi que plusieurs habitants de la région témoignent enfin. Ils déclarent avoir été témoins début février 1959, de curieuses sphères orange qui flottaient dans les airs et circulaient dans toute la région, date qui coïncide avec la date de la mort mystérieuse des randonneurs. Non seulement des villageois les avaient aperçus, mais elles furent également commentées par une expédition qui déambulait à une centaine de kilomètres de la zone. D’après les recherches en Russie, des sphères flamboyantes ont  toujours été observé, même dans des régions désolées comme ces montagnes. Les autochtones les voient aussi, pour eux elles font partis du décor

Des ovnis sont souvent repérés dans l’Oural, ils viendraient peut être d’une dimension parallèles et emprunteraient un portail se trouvant sur ce point énergétique. Ces apparitions n’ont jamais pu être expliquées jusqu’alors.

Alors qu’est-il arrivé cette nuit du 1er au 2 février ?

Personne ne le sait avec certitude, trop de zone d’ombres planent encore sur cette histoire. Ce qui est sûr, c’est que les randonneurs ont quitté précipitamment leur tente sans prendre le soin de s’habiller et d’emmener quoi que ce soit. Il semble que quelqu’un ou quelque chose les ait surpris et fait fuir, mais quoi ? La thèse naturelle ? La thèse militaire ? La thèse ovnis ?

Néanmoins le classement confidentiel du dossier sur l’affaire du Col Dyatlov et l’impossibilité de pouvoir consulter ses archives pose un problème qui alimente naturellement les croyances et les soupçons vis-à-vis de l’armée et du gouvernement Russe. Surtout sachant que la ville de Svedlosk était une cité verrouillée, du fait du complexe militaro-industriel extrêmement important implanté là-bas. D’ailleurs en 1960, une dizaine de missile avait été envoyés pour détruire un avion américain U-2 qui avait survolé la zone. Alors évidemment certains avancent l’hypothèse qu’une erreur de tir de missile avait pu frapper le Mont Otorten et qu’une section militaire s’était déplacée sur place pour ramasser tous les débris le 6 février.

 

D’après une vieille légende Mansi, la montagne des morts, la ou les corps des 9 randonneurs ont été découverts doit son surnom à un accident similaire. Autrefois, 9 mansis ont également trouvés la mort en cherchant à se mettre l’abri d’une inondation.

 

 

 

En 1990, Anna Matveïeva commença à constituer un grand nombre de documents sur ce terrible épisode afin d’en sortir un livre intitulé : « Le mystère du Col Dyatlov ». Ce livre suscita un engouement qui permit à une chaîne régionale d’en sortir un documentaire très suivi. Quant à Yudin, le seul rescapé, il put enfin créer une fondation Dyatlov à Ekaterinbourg, il milite aussi depuis 2000 pour l’ouverture des dossiers et d’une nouvelle enquête par l’état. En vain !

Quoi qu’il en soit, tant que le gouvernement russe gardera secret le dossier concernant cette mystérieuse affaire, il n’y aura pas de réouverture d’enquête, on ne saura jamais exactement ce qu’il a pu se passer sur le versant du Mont Kolhat-Syakhl et pourquoi les randonneurs ont fui si rapidement leur tente. Les familles ont le droit de connaître la vérité plus de 50 ans après les faits. Même si la vérité doit impliquer l’armée ou le gouvernement de l’époque, ce ne sera qu’une bavure supplémentaire dans la longue histoire des erreurs  militaires ou étatiques mondiales.

A-T-3-10-La Montagne des Morts en Russie

Source : http://enigmeshistoire.e-monsite.com/pages/le-mystere-du-col-dyatlov.html

Alien Theory S03E10

D’autres lieux tels que celui-ci existe notamment, la Vallée de la mort en Sibérie, la Montagne Noire en Australie, la Forêt des Suicidés au Japon, Baalbek au Liban, taux de mortalités dans ces endroits réputés maléfiques. 

Certains endroits sont considérés comme maléfique ou maudit et tous ceux qui ont ignoré les mises en garde ont mystérieusement disparu ou sont morts dans d’horribles souffrances. Ces sites auraient une énergie négative un peu comme une malédiction. Rares sont ceux qui y sont allés et encore plus rares ceux qui en sont revenus vivants.

Autres liens sur les Lieux à énergie négative ou lieux maudits : 

La Forêt des Suicidés au Japon : http://mysteres-all-over-the-world.e-monsite.com/pages/les-mysteres-du-monde/mysteres-du-japon.html

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